La question qui a hanté les couloirs de Bercy : savoir si les investisseurs japonais se délestaient du «papier» tricolore, alors que l'hypothèse d'une sortie de la Grèce de la zone euro susceptible d'engendrer un chaos obligataire se renforçait. Pour l'agence chargée d'emprunter au nom de l'Etat, les Japonais sont depuis longtemps une priorité. Selon des estimations de Nomura, le Japon détiendrait en tout environ 200 milliards d'euros de titres obligataires tricolores, dont l'essentiel serait des emprunts d'Etat. L'an dernier, ils ont même démontré un appétit particulièrement fort pour la dette française. La dette publique de l'Hexagone a ainsi été la deuxième la plus recherchée par le Japon, derrière celle des Etats-Unis (72 milliards d'euros d'achats).
Source: Les Echos February 12, 2020 10:18 UTC