En observant les tractations auxquelles donnent lieu les nominations au plus haut niveau de l’Union européenne, on est partagé entre deux sentiments. On peut donc se dire que tout cela témoigne d’un jeu foncièrement démocratique, contrairement à un reproche souvent fait au fonctionnement des institutions communautaires. Dans un monde où, précisément, les comportements politiques autoritaires sont à la hausse, la foire aux nominations européennes n’est pas un gage d’efficacité. Quel sera le poids des futurs responsables si leur choix paraît issu de dosages un peu aléatoires entre appartenance politique, nationalité et genre ? De ce point de vue, Emmanuel Macron a raison d’estimer qu’il ne faut pas élargir l’Union sans avoir trouvé des réponses aux problèmes actuels du fonctionnement institutionnel.
Source: La Croix July 01, 2019 17:37 UTC