À l'approche des élections municipales du 31 mars, le pouvoir accentue la pression pour tenter de faire taire les voix dissonantes. Entassés sur des chaises en formica, ils s'échangent des regards complices comme on s'offre un ultime baume de réconfort. À l'ordre du jour, il est question de manifestations: celles de Gezi, en 2013, premier mouvement de révolte contre l'islamo-conversateur Erdogan, alors premier ministre, réprimé par la force. Le sujet a refait surface le 5 mars avec l'annonce du procès, le 24 juin, de 16 intellectuels accusés d'avoir, à l'époque, «tenté de renverser le gouvernement». Parmi les personnes incriminées, et pour lesquelles la perpétuité est requise, figurent le ...
Source: Le Figaro March 14, 2019 07:07 UTC