Gérard Le PuillAlors que les coûts de production sont en forte hausse, les prix agricoles demeurent trop bas dans plusieurs filières pour permettre aux paysans de tirer un revenu de leur travail. Ce constat émane désormais de la quasi-totalité des syndicats paysans qui se sont exprimé la semaine dernière pour interpeller le président Macron et le gouvernement de Sébastien Lecornu. Ces derniers mois, nous avons souvent montré comment la chute importante des prix du blé, du maïs et des autres céréales depuis près de trois ans mettait en danger ces filières agricoles, dont l’excédent commercial était encore de 10,4 milliards d’euros en 2023, bien que les prix aient commencé à chuter cette année-là . Tandis que les prix d’achat des engrais et des carburants pour les tracteurs et les moissonneuses augmentent sensiblement depuis un mois, le prix de vente de la tonne de blé rendue au port de Rouen pour l’exportation ne cotait que 192€ le 24 mars...
Source: L'Humanite March 30, 2026 13:36 UTC