À la Cité de l’architecture, à Paris, jusqu’au 4 septembre, une exposition se penche avec malice sur l’évolution de la représentation de l’architecte, reflet de celle de son art. Une évolution qui en dit long sur celle du premier des arts. À la Renaissance, la réédition du traité d’architecture de Vitruve (Ier siècle avant J.-C.) pousse les architectes à se distinguer des artisans en revendiquant une activité intellectuelle. Leur portrait gravé orne le frontispice des traités d’architecture, avant d’apparaître au XVIIIe siècle, peint ou sculpté, la mine inspirée, crayon ou compas à la main, dans leur espace de travail ou de vie. Avec la gravure, l’estampe et plus encore la photographie, il devient parfois une icône célébrée… ou stigmatisée.
Source: La Croix May 07, 2017 04:18 UTC