Intervenue le 18 octobre, la proposition de l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à Robert Mugabe de devenir « ambassadeur de bonne volonté » pour les maladies non transmissibles a suscité l’incompréhension. Celle-ci porte sur la légitimité de ce dernier, 93 ans dont 30 à la tête du Zimbabwe, pour incarner la lutte contre de telles affections – comme l’asthme ou les attaques cardiaques – en Afrique. Ce déclin s’explique en partie par une mauvaise gouvernance qui a conduit à la chute de la monnaie, à une inflation galopante et à des pénuries en tout genre. « Le gouvernement américain a imposé des sanctions contre le président Mugabe en raison de crimes contre son peuple et la menace qu’il représente pour la paix et la stabilité », avait rappelé le 21 octobre le département d’État américain tandis que Canada réclamait l’annulation de la nomination, « absolument inacceptable », selon le premier ministre Justin Trudeau. Pour le principal parti d’opposition du Zimbabwe, le MDC, Robert Mugabe a à ce point détruit le système sanitaire que « lui et sa famille vont à Singapour se faire soigner ».
Source: La Croix October 22, 2017 14:48 UTC