Sans parler de la violation de la présomption d’innocence par le ministre des Affaires étrangères français, qui l’a qualifiée de «terroriste de Daech» avant même le procès. L’indifférence au sort extraterritorial de ses ressortissants – fussent-ils des brebis galeuses, sinon dangereuses – n’est pas à la hauteur. La France, frappée plus qu’aucun autre pays européen, a multiplié les lois antiterroristes, criminalisé les procédures et alourdi les peines pour répondre à la menace. Mais avec les garanties d’une action en justice qui grandit les institutions et non les approximations construisant de faux martyrs, alimentant l’indignation et les ressentiments. Toujours, l’équité est la réponse contre la terreur.
Source: Tribune de Genève June 03, 2018 18:22 UTC