Il y a, ce soir-là, un concert à la résidence de l’ambassadrice d’Australie près le Saint-Siège. Au programme, interprété par un quatuor australien : une pièce du compositeur Domenico Scarlatti, l’Australien contemporain Nigel Westlake et Ludwig van Beethoven. L’ambassadeur de Palestine et celui d’Israël, à deux angles opposés de la pièce, ont pris place. Mais tous deux auront entendu, sur les lèvres du violoncelliste, ces quelques mots, prononcés avant d’entamer le quatuor numéro 9 de Beethoven : « J’espère que vous ressortirez d’ici avec un peu plus d’espoir. C’est aussi en ces lieux, emplis des notes de musique baroque et de vins italiens, que résonne parfois silencieusement la rumeur de la guerre.
Source: La Croix February 10, 2024 18:29 UTC