FIGAROVOX/TRIBUNE - Coralie Delaume et Steve Ohana décryptent « l'un des axes majeurs de la « super loi travail » : la décentralisation des négociations collectives ». La première à s'engager dans cette voie fut l'Allemagne, dont la compétitivité-coût s'était affaissée suite à la réunification. À partir de la crise de 2008, la Commission Européenne et la BCE ont exercé une pression forte sur les pays « périphériques » de la zone euro. Italie et France se démarquent en cette matière par des modes de fixation des salaires très inflexibles, car centralisés au niveau des branches, par l'entremise des syndicats. Au-delà des propos convenus sur la «flexibilité», le «renforcement du dialogue social» ou la «libération des énergies», c'est bien la modération salariale qui est l'objectif recherché à travers l'inversion de la hiérarchie des normes.
Source: Le Figaro July 18, 2017 15:06 UTC