ANALYSE - Le chef de l'État a décidé de rétablir une mesure qu'il avait participé à supprimer en 2012 sous la présidence Hollande et de la reprendre dans sa version extensive, avec exonération fiscale, alors qu'il s'y refusait jusqu'alors pour une question de justice. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... Ainsi, parce que le président de la République veut «bâtir» un «état d'urgence économique et social» -une expression déjà employée, et on a vu avec quels résultats, en janvier 2016 par François Hollande-, les heures supplémentaires seront non seulement désocialisées (c'est-à-dire exonérées de cotisations sociales) non pas à partir du 1er septembre -comme cela a été voté dans la loi de financement pour la Sécurité sociale pour 2019- mais à partir du 1er janvier prochain. Mais les revenus qui seront tirés des heures travaillées en plus seront défiscalisés, c'est-à-dire exonérés d'impôt sur le revenu. Et ce alors qu'Emmanuel Macron s'y refusait jusqu'alors au motif, avait-il martelé pendant sa campagne, «qu'il n'y a pas de raison et de justice à cela» puisque seuls les salariés imposables -et pas ceux qui ne payent pas d'impôt sur le revenu- en profitaient. » LIRE AUSSI - Smic, CSG, heures supplémentaires... les mesures économiques ...
Source: Le Figaro December 10, 2018 20:22 UTC