Dans sa datcha posée au bord de la mer Baltique, Neeme Järvi a reçu toutes les gloires et martyrs de l’époque soviétique, de Dmitri Chostakovitch à Mstislav Rostropovitch, d’Aram Khatchatourian à Emil Gilels. Avec ses pairs, le chef d’orchestre parlait une langue commune, autour d’un samovar brûlant. Puis a renié l’essentiel de cette culture. Encore sous-connu et trop sous-estimé, le géant Järvi, 88 ans, fait son retour ce mercredi et ce jeudi, au Victoria Hall de Genève, à la tête de l’Orchestre de la Suisse romande (OSR), dont il fut le directeur artistique entre 2012 et 2015. Le Requiem allemand de Brahms est au programme.
Source: Le Temps March 31, 2026 15:41 UTC