Un pays d’Europe occidentale directement menacé d’une invasion par les États-Unis : c’est le scénario abracadabrantesque envisagé par Donald Trump pour s’emparer du Groenland. L’hypothèse, activée tout de suite après la sidérante capture du président vénézuélien Nicolás Maduro, provoque une émotion considérable en Europe. Pendant des décennies, ce pays s’en est remis aveuglément à l’Otan – donc aux États-Unis – pour assurer sa sécurité, et ne considérait pas la question du Groenland sous l’angle stratégique. Alors que cheminait l’idée d’indépendance, Copenhague a temporisé et n’a pas su proposer un projet politique fédérateur. Face à des méthodes de voyous, les Européens doivent être unis et habiles pour proposer rapidement des options acceptables en tenant bon sur l’essentiel : l’avenir du Groenland relève d’abord de ses habitants et du pays qui en a aujourd’hui la charge.
Source: La Croix January 08, 2026 21:48 UTC