• Romans (Tomes I et II), de George Sand, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », sous la direction de José-Luis Diaz, avec la collaboration d’Olivier Bara et de Brigitte Diaz, 1 936 et 1 520 p., 67 et 63 € jusqu’au 31 mars 2020Longtemps méconnue par la critique, boudée par l’université, admirée par les grands – Balzac, Flaubert, Proust –, l’œuvre romanesque de George Sand entre dans La Pléiade. Plonger dans quinze de ses romans – elle en publia plus de soixante-dix –, c’est rejoindre un territoire que la petite Aurore avait arpenté très tôt, inventant mille histoires autour d’un être fictif, Corambé. Libre dans sa vie, Sand l’est aussi dans ses fictions. Le Château des désertes, à l’occasion de répétitions privées du Don Giovanni de Mozart dans une mystérieuse demeure, tisse mille liens entre l’opéra et les secrets des chanteurs, entre la vie et sa représentation. Pour George Sand, l’art – en particulier l’écriture – naît pour une grande part de l’élan vers les autres – êtres réels et personnages –, et a maille à partir avec l’imaginaire et le vaste champ des possibles.
Source: La Croix December 11, 2019 14:03 UTC