Un des points du débat sur l’aide à mourir concerne la distinction – le gouffre, pour certains – entre la réalisation du geste par la personne elle-même (souvent appelée suicide assisté) ou par un tiers, usuellement un médecin (hétéro-administration, dite aussi euthanasie). La querelle n’est pas seulement sémantique : euthanasie est réfutée en France du fait d’un lourd héritage historique ; suicide assisté est impropre car il ne s’agit nullement d’un suicide, dont la prévention reste une clé absolue de la solidarité humaine. Non : le débat principal est sur les terrains éthique, soignant, pratique. À ce stade, le projet de loi laisserait la personne malade effectuant la demande « procéder ou, si elle n’est pas en capacité physique de le faire elle-même, faire procéder à l’administration. » Validant, donc, la seule auto-administration, et ne faisant place à une « exception d’euthanasie » que dans des cas marginaux....
Source: L'Humanite February 23, 2026 13:21 UTC