Il y a quelque 33 ans, son festin (1) nous emplissait de bonheur. Il y avait des scènes qu’on aurait crues peintes par Hammershoi avec ses subtils dégradés de gris et de grège, avec tout le mystère du temps immobile, de l’ennui. Il y avait l’austérité des puritains, le silence de l’abandon à la volonté de Dieu, un Carême atmosphérique permanent et surtout, une terrible gravité. Pourquoi se rappeler ce film, en temps de Carême de surcroît ? Il est vrai que Le Festin de Babette évoque la prodigalité suggérée par Marie à son fils, lors des Noces de Cana.
Source: La Croix March 25, 2021 12:33 UTC