Il l’a tellement travaillé, sculpté, repris que revenir à la première version de Faust, élaborée quand Goethe avait 25 ans est, déjà, en soi une excellente idée. Le manuscrit d’Urfaust (ou Faust originaire) en fut perdu, puis retrouvé un siècle plus tard en 1887, après avoir été lu par son auteur à la cour de l’empereur où cette soirée marqua fort les esprits. Inspiré par la littérature populaire allemande et le théâtre de foire, cette pièce de jeunesse, inachevée, convoque le diable pour mettre à l’épreuve Faust, un jeune professeur. Elle se présente comme une série de dix-neuf séquences que le metteur en scène Gilles Bouillon décline à la manière des mystères médiévaux. Méphisto rôde, revient à la charge, pour inciter cette âme errante à suivre ses chemins de perdition.
Source: La Croix January 27, 2017 12:46 UTC