Bien entendu, il ne s’agit pas d’employer des moyens disproportionnés pour entretenir une vie qui approche naturellement de son terme. Mourir, même accompagné, c’est tout de même mourir. La pandémie, comme tout crise, est révélatrice de nos dysfonctionnements collectifs, lorsque l’on pose cette calamiteuse distinction entre les biens essentiels et ceux qui ne le seraient pas. C’est de ceux-ci aussi dont nous avons besoin jusqu’au terme de la vie, et non d’une injection. Même ces jours-là, ces heures-là, peuvent conserver du goût, à la mesure où j’aurais appris que c’est grâce aux autres que j’aime la vie.
Source: La Croix March 25, 2021 15:22 UTC