Au milieu des débats parlementaires sur la fin de vie, le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi 9 janvier douze militants radicaux du suicide assisté à des peines allant jusqu’à 10 mois de prison avec sursis pour trafic de barbituriques. Il a parfaitement conscience du mouvement souhaité par les Français dans leur grande majorité en matière de fin de vie ». Les peines prononcées s’échelonnent de 2 000 € d’amende, dont 1 000 avec sursis, à 10 mois de prison avec sursis pour la fondatrice de l’association, Claude Hury, dont les juges ont fustigé l’« amateurisme dans l’accompagnement » de personnes souhaitant mourir. On a fait un geste d’humanité envers des personnes qui demandent », a réagi à l’issue du délibéré cette professeure retraitée de 76 ans, annonçant faire appel de la décision. L’un des avocats de la défense, Me Frédéric Verra, a salué « une peine relativement symbolique qui montre toute la gêne de la juridiction ».
Source: La Croix January 09, 2026 17:36 UTC