Le corps de Santiago Maldonado, disparu en août, a été retrouvé à quelques jours des élections législatives, suscitant des accusations contre la police et le gouvernement. D’après Amnesty International, la Gendarmerie nationale argentine, une force militaire, avait réprimé le rassemblement dans une grande violence, utilisant notamment des armes à feu. « Des témoins oculaires ont indiqué avoir vu Santiago Maldonado courir pour se protéger des balles », indique l’ONG dans un rapport publié dès le 9 août dernier. Plusieurs milliers de manifestants à Buenos AiresLa disparition de Santiago Maldonado puis la découverte de son corps ont suscité une vague d’indignation en Argentine, où les faits rappellent les heures les plus sombres de la dictature militaire (1976-1983), qui a provoqué la disparition de 30 000 personnes. « Santiago a été tué par la police militaire », ont scandé les manifestants, demandant la démission de la ministre de la sécurité, Patricia Bullrich.
Source: La Croix October 22, 2017 13:41 UTC