Après 28 auditions d’une soixantaine de personnes, cette mission a établi « un état des lieux complet » de ces pratiques et constaté qu’il en existe trois types en France. Puis des « thérapies médicales », comme celle subie par ce jeune homme qui a raconté avoir été interné deux mois dans une clinique privée où il a subi des électrochocs. Enfin, des « thérapies sociétales », qui consistent par exemple, selon Laurence Vanceunebrock, « à renvoyer au bled des jeunes femmes homosexuelles pour leur imposer un mariage ou subir une excision ». À commencer par l’instauration d’une « infraction spécifique au sein du code pénal » visant à réprimer les « thérapies de conversion ». Si le droit français permet déjà de sanctionner certaines pratiques – tombant sous la condamnation du harcèlement moral ou de discriminations en raison de l’orientation sexuelle –, il est très difficile pour les victimes de porter plainte.
Source: La Croix December 11, 2019 17:26 UTC