Hier, Ali Khamenei est mort, tué dans une attaque conjointe israélo-américaine contre l’Iran. Sa disparition survient non seulement comme la fin d’un règne théocratique de près de quarante ans, mais aussi au cœur d’un moment historique, celui où, après des années de répression et l’effondrement progressif des voies de changement interne, l’idée même d’un choc militaire étranger s’était insinuée dans la mentalité collective d’une grande partie des Iraniens. Pour comprendre ce que signifie réellement cette mort, et pourquoi elle surgit dans un tel climat d’attente tragique, il faut revenir à l’origine de son pouvoir, à la scène presque inaugurale où Ali Khamenei entra dans l’histoire comme un homme hésitant, presque réticent face à la charge suprême. Car entre l’homme qui disait ne pas être digne de diriger la communauté islamique et celui qui, des décennies plus tard, parlait comme l’interprète direct de la volonté divine, s’étend toute la trajectoire d’un régime.
Source: Le Temps March 01, 2026 23:07 UTC