Publié le 31 mars 2021 à 20:36 Mis à jour le 31 mars 2021 à 20:53« Le scénario du pire ». Quand il interrogeait ses adhérents ces dernières semaines, Jean-Eudes du Mesnil, le secrétaire général de la CPME (la Confédération des petites et moyennes entreprises), entendait revenir la même injonction, « tout faire pour éviter la fermeture des écoles ». L'annonce par Emmanuel Macron, ce mercredi soir, d'une mise sous cloche des crèches, écoles, collèges et lycées pour ralentir la pandémie promet donc de mettre un peu plus les entreprises sous tension, même si la période annoncée pour le moment par l'exécutif (trois semaines pour les écoles, quatre pour les collèges et lycées) doit permettre de limiter les dégâts, d'autant qu'elle enjambe deux semaines de vacances. Un simple regard dans le rétroviseur donne une idée des difficultés possibles pour le monde économique. Le premier confinement du printemps 2020 - durant lequel les écoles avaient été fermées - avait entraîné une chute de l'activité de 30 %, alors qu'en novembre le deuxième confinement n'avait entraîné une dégradation supplémentaire que de -5 %, avec les établissements scolaires ouverts.
Source: Les Echos March 31, 2021 18:39 UTC