Ce texte prévoit la mise à la retraite et le remplacement de tous les juges de la Cour suprême du pays - qui se prononce notamment sur la validité des élections. Arrivés au pouvoir en octobre 2015, les conservateurs du parti Droit et justice (PiS) ont entrepris plusieurs réformes radicales touchant notamment la justice et les médias publics. Face à cette menace, le président polonais a fait savoir jeudi qu'il refusait de rencontrer le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk. Ce dernier met pourtant en garde le gouvernement de son pays contre un «scénario noir» débouchant sur «la marginalisation de la Pologne en Europe». À Varsovie, brandissant le drapeau polonais et des bougies, les manifestants ont scandé «Nous défendrons la démocratie», «Tribunaux libres», «Nous voulons le veto» et «Pologne libre européenne».
Source: Le Figaro July 21, 2017 11:10 UTC