La police fédérale et les services secrets canadiens ne collectent pas les données téléphoniques des journalistes, a assuré aujourd'hui le premier ministre Justin Trudeau, laissant entendre que cette pratique est limitée à la province du Québec. Au total, huit journalistes ont été informés par les policiers avoir fait l'objet d'une collecte de leurs registres téléphoniques, soit tous leurs numéros d'appels entrants et sortants, a indiqué jeudi soir la police. Deux des journalistes ont été épiés par la police de Montréal et les autres par la Sûreté du Québec, qui avait obtenu le feu vert de la magistrature en 2013 de réclamer auprès des opérateurs toutes les données dans l'espoir d'identifier des sources à l'origine de fuites internes. "Nous nous devons d'être responsables dans notre fonctionnement, mais c'est fondamental (pour) nos valeurs, notre identité en tant que pays libre et juste, que les journalistes puissent faire leur travail, d'informer les Canadiens et donc de protéger leurs sources confidentielles". Ce groupe sera composé d'un juge, d'un représentant de la presse et un autre de la police.
Source: Le Figaro November 03, 2016 22:43 UTC