Par Renaud HonoréQuand Fitch avait dégradé une première fois la note de la dette de la France il y a plus d'un an, en avril 2023, les ténors du camp présidentiel avaient relativisé la nouvelle : le poids de cette agence de notation ne pouvait en aucune façon être comparé à celui des mastodontes du secteur, Moody's et S&P, arguait-on alors. Cet argument va-t-il lui revenir en boomerang ? Une certaine forme de résignation a gagné la majorité alors que S&P s'apprête ce vendredi soir à livrer à nouveau son verdict sur le patient français. Ils sont rares, ceux qui croient que le gouvernement pourra cette fois échapper au couperet, comme il l'a fait récemment avec Fitch et Moody's.
Source: Les Echos May 31, 2024 04:10 UTC