Le vote pour le Brexit a sévèrement secoué la City de Londres, mais ne la fera pas chuter, promet son principal ambassadeur et lobbyiste en chef, le Lord-maire du coeur historique et financier de la capitale britannique. "Il y a des tempêtes, mais nous les surmontons à chaque fois", affirme Andrew Parmley, qui reçoit dans sa résidence officielle de la Mansion House, une grande bâtisse grise située au pied de la station de métro Bank, face à la Banque d'Angleterre. Si Londres n'a un maire que depuis l'an 2000, le Lord-maire préside depuis huit siècles déjà à la destinée de ce pré carré où ne résident que quelque 8.000 personnes, mais qui accueille chaque jour plus de 450.000 salariés dans la banque et la finance principalement. M. Parmley, 60 ans, est le 689e Lord-maire de la City. Outre l'incertitude qui entoure les négociations, jamais bonne pour les affaires, la principale inquiétude de la City est la perte du "passeport" européen, un dispositif qui permet de vendre un produit financier dans l'ensemble de l'UE après l'approbation d'un seul des 28 régulateurs nationaux.
Source: Le Figaro November 27, 2016 06:56 UTC