Par Édouard LedererL'analogie est tentante et l'expression passée dans le langage courant. En France, un « nuage de Tchernobyl » désigne, à tort ou à raison, un danger censé menacer toute une population - comme celui provoqué en 1986 par l'accident nucléaire de Tchernobyl -, mais que les autorités chercheraient à minimiser. En 2024, ce ne sont pas des particules radioactives qui pourraient menacer les banques françaises. Ce sont plutôt les tensions financières touchant les tours de bureaux, les centres commerciaux, ou les parcs logistiques, autrement dit, l'immobilier « commercial » (OU CRE, selon son acronyme anglais), aux Etats-Unis comme en Europe.
Source: Les Echos June 10, 2024 07:31 UTC