Des dizaines de jeunes filles de tous les âges sont assises par terre autour de plusieurs petites tables, dans une grande salle impersonnelle. À lire aussi Afghanistan : à Kaboul, la résistance feutrée des salons de beauté clandestinsDans cette madrasa (école coranique) pour filles située dans un quartier résidentiel de Kaboul, elles sont de plus en plus nombreuses à embrasser une carrière religieuse, faute d’autres options. Mais depuis la non-réouverture des lycées, puis la fermeture des universités aux femmes, les madrasas apparaissent comme une rare alternative. « C’est leur dernier espoir »Cette institution, qui accueille 2 000 jeunes filles, met un point d’honneur à enseigner des matières dites « modernes » : pachto, dari (les deux langues nationales), mathématiques. »Selon l’Unicef, 80 % des filles et des jeunes femmes afghanes ne vont pas à l’école (ici, une madrasa de Kaboul), soit près de 2,5 millions de personnes.
Source: La Croix October 07, 2023 11:59 UTC