« Notre société peine à nommer le mal lorsqu’il s’agit d’une victime juive », déplorait le président du Crif, Francis Kalifat, à l’évocation de l’affaire. L’un des agresseurs aurait proféré : « Les juifs, ça a de l’argent », « Les juifs, ça met pas l’argent à la banque. » La qualification antisémite était évidente pour le parquet, pas pour le juge d’instruction. « Les minorités discriminées, et pas seulement les juifs, nous pressent souvent de retenir les circonstances aggravantes quand un des leurs est visé. On peut le comprendre… mais nous n’avons pas à entrer dans ce jeu-là si ce n’est pas fondé en droit », estime un juge.
Source: La Croix July 02, 2017 12:22 UTC