Pour tenter d’inverser la tendance, le Conseil fédéral a introduit, fin février, une nouvelle mesure: l’arrachage volontaire de vignes, subventionné par l’Etat, «à condition que l’éventuelle replantation ne se fasse pas avant dix ans». «Aujourd’hui, il n’y a aucune solution crédible sur la table par rapport à la crise», tonne Willy Cretegny, le président de l’Association suisse des vignerons-encaveurs indépendants. Lui-même à la tête d’un domaine de 13 hectares, sur la commune de Satigny (GE), il insiste sur le fait que «l’arrachage n’est pas une réponse aux problèmes actuels». «Nous faisons face à un problème de stock, de mévente et donc de manque de liquidités des exploitations. Il sera donc impossible de récupérer les parts de marché prises par les vins étrangers.»
Source: Le Temps March 11, 2026 19:40 UTC