Place de la Concorde, Katya Dobrava a garé son vélo-taxi jaune et bleu, à une cinquantaine de mètres de la sortie du Jardin des Tuileries. Elle gagne jusqu'à 100 euros par jour en conduisant les touristes, deux à la fois, installés sur la banquette arrière, d'un haut-lieu parisien à l'autre. "On a besoin de l’État pour réguler", justifie Jean-François Martins, adjoint à la maire de Paris en charge du tourisme, qui admet que si l'idée des vélos-taxis est "très séduisante", le développement d'un marché "informel" et la question de la sécurité, de la qualité des vélos et de l'encombrement de la chaussée posent problème. Cyclopolitain s'est installé à Paris en 2008, mais entre la concurrence "pas déclarée" selon lui, et le flou sur le statut des vélos-taxis, David Bressac a du mal à rester optimiste. Il se bat auprès de la mairie et de la préfecture de police pour obtenir une vraie réglementation : des vélos avec un numéro de licence, une charte et des places pour stationner.
Source: La Croix July 13, 2017 07:18 UTC