Un nouveau front diplomatique semble s’être renforcé à Téhéran, mardi 19 juillet, à l’occasion d’un sommet tripartite entre la Russie, l’Iran et la Turquie. Quelques jours seulement après la visite de Joe Biden en Israël et en Arabie saoudite, cette démonstration d’unité marque un changement d’envergure de la coopération entre les trois pays qui partagent la même rivalité vis-à-vis des Occidentaux. Au-delà des annonces de soutien mutuel, la rencontre entre ces trois « précieux amis », selon les mots de Recep Tayyip Erdogan, était l’occasion pour Vladimir Poutine de tenter de rompre avec son image de paria. Une fraternité fragileCe dernier a également loué Vladimir Poutine pour son invasion de l’Ukraine, le félicitant d’avoir « pris la situation en main » et estimant que sans cela, « l’autre camp, par ses initiatives, aurait déclenché la guerre ». Il a déploré l’opposition des puissances occidentales « à l’existence d’une Russie forte et indépendante » face à la « créature dangereuse » que serait l’Otan.
Source: La Croix July 21, 2022 00:32 UTC