Sur le boulevard de la République et face à la résidence de l’ambassade de France, la pesante cathédrale Notre-Dame Mère-du-Bon-Pasteur de Djibouti ne passe pas inaperçue. Tolérés à la condition de rester discrets« Les premiers missionnaires sont arrivés de France en 1885 », se souvient Mgr Georgio Bertin, évêque de Djibouti. « La mission passe par les écoles et le centre de Caritas », précise l’évêque. « Dommage qu’ils ne soient pas musulmans »Fréquentées essentiellement par les musulmans, ces écoles sont des lieux où les différentes communautés vivent ensemble, à commencer par les Issa et les Afar, les deux grands groupes historiquement rivaux de Dijbouti. À ceux-là s’ajoutent les Somaliens, les Yéménites, les Éthiopiens et les Érythréens… qui ont fui la guerre ou la pauvreté.
Source: La Croix July 11, 2017 05:03 UTC