Au nord de l'Union, les défenseurs du libre-échange, appuyés par la Commission européenne; au sud, les tenants d'une politique commerciale désormais plus protectrice, la France en tête. S'ajoute à cela une jurisprudence récente de la justice européenne, qui semble laisser la possibilité à Bruxelles de conclure seule, c'est-à-dire sans ratification des parlements nationaux, ses futurs traités commerciaux. Une brèche dans laquelle est prête à s'engouffrer la commissaire au Commerce, la libérale Cecilia Malmström, pour éviter que les accords de l'UE ne rencontrent les mêmes difficultés que le CETA. «Poussée par les services de Juncker», selon une source à la Commission, Cecilia Malmström vient de présenter un texte destiné à renforcer la coopération dans l'UE en matière de contrôle des investissements étrangers, notamment chinois, qui répond à une demande directe d'Emmanuel Macron. Ce texte de compromis, à la portée limitée, a été salué par l'Élysée.
Source: Le Figaro October 19, 2017 06:59 UTC