Quand on déplie le «cadavre exquis» dessiné par Marion Quantin, on y découvre le portrait chaotique d’un homme hanté par des passions tristes, destructeur de lui-même et des autres, génial et mortifère. Il est le père de la narratrice qui est aussi l’auteure de ce premier roman, mort au terme d’un long processus suicidaire. Pour «remettre de la beauté» sur tout ce qu’il avait sali et détruit, sa fille s’est faite thanatopracticienne. «Aujourd’hui, rares sont les personnes qui viennent se recueillir sur leurs morts», déplore Marion Quantin. «Pour ne pas troubler les familles, on se dirige vers des termes comme trépas, repos, sommeil éternel, défunt ou encore l’absurde «disparu».
Source: Le Temps January 23, 2026 18:01 UTC