Dans un documentaire exceptionnel, Morgan Neville rend hommage à ces invisibles, souvent noires américaines, dont les voix ornent pourtant des centaines de disques pop et rock, des années 1950 à nos jours. Riche de nombreux témoignages de choristes, producteurs et artistes (Sting, Mick Jagger, Stevie Wonder), le documentaire expose avec brio l’apport de ces voix à la musique. En plus de ces moments de grâce, le film revient sur les difficultés inhérentes à la situation de choriste. Entre l’exploitation par des producteurs peu scrupuleux et la relégation de certaines chanteuses au rang d’objets sexuels, être choriste n’était pas sans danger. « D’à côté de la batterie au-devant de la scène, il y a un bout de chemin », résume Bruce Springsteen.
Source: La Croix August 24, 2016 03:56 UTC