Rarement les soubresauts de la vie politique allemande auront pesé sur le destin de l'Union européenne de manière aussi flagrante. La France, avec sa pratique politique plus verticale, s'accommode mal de ce qui est vu comme une prise de pouvoir injustifiée des groupes politiques qui structurent le Parlement européen. La Bavière à BruxellesCe choix avait constitué une preuve supplémentaire de la mainmise de la droite allemande sur le PPE. De quoi accentuer la rivalité franco-allemande, et instiller l'idée que Paris s'opposait purement et simplement à une Commission sous présidence allemande. Une rébellion sans précédent, qui démontre que la chancelière allemande n'a plus le contrôle incontesté de la famille conservatrice européenne.
Source: Les Echos July 01, 2019 11:09 UTC