En renvoyant dos à dos les dirigeants israéliens et les dignitaires du Hamas, le procureur de la CPI hypothèque l’avenir de la justice internationale, estime l’avocate et ancienne ministre des Affaires européennes Noëlle Lenoir. Dans sa « requête aux fins de délivrance de mandats d’arrêt concernant la situation dans l’État de Palestine » à la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI) dont il est le procureur, Karim Khan renvoie dos à dos trois dignitaires du Hamas (Yahya Sinwar, le chef de la bande de Gaza, en fuite ; Mohammed Dief, chef des brigades al-Qassam, maître d’œuvre du pogrom du 7 octobre ; et Ismaïl Haniyeh, chef de la branche politique du Hamas qui se pavane au Qatar), ainsi que le premier ministre israélien et son ministre de la Défense. Il indique avoir « de bonnes raisons de penser » que tous ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Il impute spécialement aux responsables israéliens le « fait d’affamer délibérément des civils » ou encore « l’extermination, le meurtre et la persécution » !
Source: Le Figaro May 23, 2024 04:47 UTC