On en est là. Le désengagement de l’État, seul garant d’une politique publique d’envergure et de la liberté de création, qui avait jusqu’ici fait consensus depuis l’ère Malraux, vole en éclats, au nom de l’austérité, de la crise ou de la dette. De mémoire, jamais on n’avait vu une ministre de la Culture occuper ce qui ressemble à un emploi fictif aussi longtemps sous la Ve République. La culture populaire étranglée par des coupes budgétaires massivesRachida Dati, qui n’est pas annoncée aux Biennales internationales du spectacle (BIS) de Nantes, aura brillé par sa désinvolture, son inconséquence, son goût pour la provocation, une vision libérale de la culture qui s’accompagne d’un démantèlement XXL de tout le service public de la culture, un plan social d’une ampleur sans précédent. « Surtout, ne pas se résigner, estime Aurélie Hannedouche, responsable du SMA (Syndicat des musiques actuelles)....
Source: L'Humanite January 21, 2026 14:27 UTC