Neuroscientifiques et leurs imageries cérébrales, experts en santé publique et leurs essais randomisés, évaluateurs avec leurs cases à cocher : chacun a annoncé la fin de la psychanalyse. Et pourtant celle-ci demeure, non par immobilisme ou retard, mais parce qu’elle dit quelque chose de l’être humain que rien d’autre ne sait exprimer. Le reproche fréquemment avancé est que ses hypothèses ne seraient pas testables, donc non scientifiques. Toutefois, exiger d’une cure analytique des mesures quantifiables, c’est demander à l’œuvre de Victor Hugo de passer des tests PISA. La médecine fondée sur les preuves (EBM) mesure des populations, non des sujets.
Source: L'Humanite March 21, 2026 02:18 UTC