L’Église en France vit ce vendredi sa journée annuelle de mémoire et de prière pour les victimes d’abus. Elle vient contrarier la pente naturelle de tout corps social : refermer trop vite ce qui fait mal, pour reprendre le cours des choses. Éviter une cicatrice trop vite referméeCar il existe des blessures qui doivent demeurer, dans une certaine mesure, saines mais ouvertes. C’est se tenir devant Dieu dans un lieu où l’Église ne peut plus se raconter d’histoires sur elle-même. Les abus rappellent brutalement que l’Église n’est pas sauvée par sa réputation, ni par son organisation, ni même par son langage religieux, mais par la sainteté du Christ qu’elle a toujours à laisser passer sans l’obscurcir.
Source: La Croix March 13, 2026 18:07 UTC