L’écrivain israélien Aharon Appelfeld, en 2011, à Paris. Bien cordialement PATRICE NORMAND« La Stupeur » (Timahon), d’Aharon Appelfeld, traduit de l’hébreu par Valérie Zenatti, L’Olivier, 256 p., 22 €, numérique 16 €. On doit à l’Israélien Aharon Appelfeld (1932-2018) plus de quarante livres, principalement des romans, sur son enfance et la Shoah, et l’on pourrait redouter une impression de déjà-lu avant d’ouvrir la traduction française du dernier ouvrage publié en hébreu de son vivant, La Stupeur. Mais c’est le fait d’un grand auteur de ménager des surprises et de déconcerter, y compris dans ses œuvres tardives. Par là, Aharon Appelfeld retrouve une inspiration méconnue et a priori contre-intuitive, mais puissante, de la littérature hébraïque depuis les débuts du XXe siècle.
Source: L'Humanite April 24, 2022 07:00 UTC