Mais l’arme nucléaire, puisqu’elle existe, et qu’on ne la « désinventera » pas, reste nécessaire, dans une certaine mesure et à certaines conditions, en tant qu’arme de dissuasion. Mais la mise en œuvre de la dissuasion nucléaire est, en fait, un exercice complexe. Pour Jean Guitton, philosophe de la dissuasion, « la dissuasion, agissant avant la guerre et pour la rendre inutile, issue d’un calcul visant à exciter la peur, est un mode purement psychique de guerre, où il s’agit d’empêcher l’autre de vous attaquer… On ne peut jusqu’ici détruire la guerre atomique qu’à condition de la préparer. On ne peut la préparer qu’à condition de la vouloir… Si la menace était certainement un bluff, elle n’agirait pas. La composante aéroportée n’ajoute rien à la dissuasion, elle en accroît le coût et, dans une certaine mesure, les risques.
Source: La Croix October 23, 2017 12:56 UTC