De zone de compétition internationale au début du siècle, l’Afrique se transforme en théâtre de la nouvelle guerre froide. La présence militaire russe s’étend (Centrafrique, Libye orientale, Soudan, Mali, Burkina Faso et bientôt Niger) même si elle n’a pas encore atteint son objectif stratégique : une base permanente sur le continent. Le gouvernement américain ne veut pas laisser l’économie africaine aux mains de la Chine et cherche à contenir l’expansionnisme militaire russe, y compris en entravant la logistique de Wagner. « Ni paix ni guerre »Face à ces situations durables de « ni paix ni guerre » s’est imposée l’idée que la seule façon de régler ces conflits était la victoire militaire. Si pour l’Inde, le Brésil et d’autres puissances émergentes, le multi-alignement est une diplomatie gagnante, pour les États pauvres d’Afrique il se traduit par une multidépendance dans une multipolarité conflictogène.
Source: La Croix March 05, 2024 15:36 UTC