Ce qu’il est, assurément, comme l’atteste la lecture des nombreux livres qu’il a publiés (une trentaine, déjà ! Et il en tire, avec le talent de conteur qu’on lui connaît (il écrit comme il parle, avec une vibrionnante volubilité). Il y a du Rabelais dans son vocabulaire puisé dans on ne sait quel dictionnaire du français médiéval. Quand on suit son héroïne, la belle Tiphanie, dans les pas du roi de France tentant de rendre à la papauté Jérusalem pour l’arracher aux infidèles « mahométans », nous ne sommes pas loin des débats actuels sur les rapports entre les religions et les sociétés. Giesbert ne traite pas ce sujet avec le côté pesant, ou exalté, qu’on met parfois dans nos débats où les accusations et les simplismes volent bas.
Source: La Croix March 16, 2017 05:15 UTC