L’opération terrestre déclenchée mercredi 24 août par la Turquie en Syrie, avec le soutien de Washington, vise notamment les forces kurdes, alliées de la coalition internationale. Après une longue période d’isolement, la diplomatie turque a changé de jeu : réconciliation avec Moscou, prises de contact répétées avec Téhéran, ton moins intransigeant contre Bachar Al Assad… La nouvelle donne diplomatique d’Ankara est en partie déterminée par la question kurde en Syrie. –––––––––––––-« Ankara entretient la division entre les Kurdes »Clémence Scalbert-Yücel, chercheuse à l’Institut français d’études anatoliennes à Istanbul« Ankara entretient la division entre les Kurdes. Le PKK est un parti d’extrême gauche, originellement d’inspiration marxiste-léniniste et à la base sociale populaire. En outre, jouer de la division des minorités kurdes est une des vieilles pratiques des acteurs régionaux.
Source: La Croix August 24, 2016 16:18 UTC