Dans la campagne galloise, voici celle de l’agnelage et des bergeries éclairées toute la nuit, constellant la colline de lumières éparses. Après quelques soins, Daniel, ivre de fatigue, laisse derrière lui ses bêtes dans le clapotis de la pluie sur la tôle de la bergerie. Il sonde avec la même finesse l’excitation cruelle des hommes et des chiens à l’heure de la traque que les hésitations pudiques à apporter un réconfort à un jeune fermier endeuillé. Il dit aussi l’horreur de la chasse (la vénerie sous terre, autorisée en France) et des combats d’animaux. Engagé et bouleversant, il dit enfin l’interdépendance des destins des hommes et des animaux qui rend cette sauvagerie plus absurde encore.
Source: La Croix July 20, 2017 12:45 UTC